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Histoire et aménagement de Gare au Théâtre, réseaux partenaires

Visuel

L’aménagement
de Gare au Théâtre

> Le Plan des salles

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Les piliers de pierre qui sous-tendent la charpente dessinent la façade. Entre chacun d’eux, des palissades aux volets de bois ferment l’espace. Trois fenêtres en ogive soulignent les pignons de pierre. Une architecture sobre, de style ferroviaire, qui porte les traces de son passé.

Le chantier, qui a débuté en Juin 96, s’est poursuivi jusqu’à la mise en conformité en Mai 98.

Nous avons optimisé la surface par la construction de 300 m2 en étage et la réalisation de 7 salles, tout en préservant le caractère du bâtiment. Ces volumes restent fonctionnels, propices au travail, conçus comme des espaces vierges autour d’une vaste salle, modulable en pleine hauteur.

Là, pas de superflu, seulement le nécessaire : isolation, chauffage, sanitaires, douches, de la lumière, un espace conçu comme une page blanche...

L’histoire de Gare au Théâtre

Une halle de déchargement construite en 1860 dans la gare fret de Vitry jouxte la gare voyageurs, sur la ligne C du RER, au cœur même de la ville, à la jonction de deux quartiers, à deux stations de Paris, à deux pas de la mairie...

Le projet artistique s’est esquissé dès septembre 96, au milieu des parpaings, s’affirmant par l’urgence d’une mise en actes immédiate. Il s’est enrichi ensuite des traces laissées par les créateurs qui l’ont investi. Pas d’action inutile : tout contribue à la cohérence du propos artistique qui devient collectif. On se reconnaît puisque l’on s’est choisi.

Par une vision volontariste et cohérente traversant l’éclectisme des propositions (théâtre, musique, danse, vidéo, arts plastiques), nous induisons un mouvement qui gagne la confiance des créateurs et du public. Tout cela est rendu possible par la souplesse et l’autonomie du fonctionnement. Ainsi peut-on, dans l’urgence, moduler les propositions et répondre à la nécessité du moment.

Gare au Théâtre est un outil de rencontres, un outil de créations : Nos manifestations reposent sur des principes de rencontres construits autour de propositions artistiques croisées. Ces rendez-vous donnés au public sont reconduits d’une saison à l’autre dans une forme et un contenu renouvelés.

Histoire d’une Gare...

1839 – Début des travaux de la première ligne de chemin de fer : « Paris-0rléans ».

1848 – Inauguration de la ligne par Napoléon III. Le train traverse alors Vitry-sur-Seine sans s'arrêter.

1860 – Construction d’une Halle de marchandises, bâtiment dans lequel se trouve aujourd’hui installée « Gare au Théâtre » !

1869 – La Halle devient aussi la première station voyageurs de Vitry, tout en restant gare de marchandises. En effet, la voie ferrée, tout comme aujourd’hui, traversait la halle et se poursuivait vers Paris, en empruntant ce qui est devenu la rue Pierre Sémard, protégée au premier croisement par un passage à niveau. Pendant 36 ans, la Halle a donc été l’unique gare voyageurs de Vitry.

1905 – Travaux de terrassement pour la construction d’un remblai qui rehausse les voies et les protège des crues. D’où la construction du pont métallique qui remplace alors le garde-barrière et l’inauguration de l'actuelle gare voyageurs. La Halle restera l’outil principal pour le fret en gare de Vitry bien qu’il se développe par la suite dans la zone industrielle.

1978 – Dans cette zone, la création de la gare voyageurs des Ardoines et la transformation de la ligne en RER C renforcent les moyens d'accès à Vitry.

1986 – La Cie de la Gare s’installe dans l'ancien économat sur le site SNCF où se trouve la Halle. Ce bâtiment de 360 m2 servait de magasin et de coopérative d'achats aux cheminots jusque début des années 70.

1996 – La Halle aura bientôt 140 ans, elle semble avoir déjà fait son temps, elle n’est pratiquement plus utilisée, le stockage se fait ailleurs, le développement de la ville aussi. La Cie de la Gare s’engage alors dans d’importants travaux de réhabilitation et d’aménagement jusqu’à sa mise en conformité pour l’accueil du public en mai 1998. « Gare au Théâtre » est né de la volonté d’une compagnie qui porte le même nom, comme la mise en gare poétique du garde-barrière fantôme de la rue Pierre Sémard !

2002 – La direction fret SNCF accepte le changement de destination de la halle en lieu d’accueil public sous conditions de mettre en sécurité l’ensemble du site. Gare au Théâtre réalise ces travaux et la SNCF s’engage dans un nouveau contrat d’occupation. L’aventure continue…

… ou la petite histoire d’une grande Halle !

Réseaux : nos partenaires

Les amis de la Gare

Une association crée en 2006 par des spectateurs actifs et soucieux de pérenniser le lieu dans son environnement

Elle compte actuellement 120 membres. Contact : lesamis@gareautheatre.com

Banlieues d'Europe

Un réseau culturel européen

Banlieues d'Europe est un réseau culturel européen qui rassemble des acteurs culturels, des artistes, des responsables associatifs, des travailleurs sociaux, des chercheurs ou encore des élus, sensibilisés aux questions de l'action artistique, dans les quartiers défavorisés en Europe et en direction de personnes en situation d'exclusion.

Artfactories

Une plateforme commune

Plateforme commune de réflexion, de recherche-action, de transmission et de solidarité pour la valorisation des espaces projets qui organisent leurs pratiques et expérimentations autour des relations entre arts, territoires et populations.

Actes-If

Réseau francilien de nouveaux lieux culturels

Expérience unique en France, le réseau Actes-If, créé en 1996, est un réseau francilien de lieux culturels, pluridisciplinaires et alternatifs. Ces lieux partagent l'envie de faire découvrir la jeune création et l'innovation artistique tous domaines confondus.

Autre(s)pARTs

Acteurs Unis pour la Transformation, la Recherche et l’Expérimentation (Sur les relations entre) Populations, Art, Territoires et Société

Un regroupement national de réflexion aux perspectives européennes.

L’association est née en septembre 2000 d’un double constat : le développement depuis le milieu des années 80 de lieux et de projets qui tendent à repenser l’action artistique et culturelle et la difficulté pour les pouvoirs publics de repérer, de reconnaître et de soutenir ces initiatives.

Gare au Théâtre est membre du Réseau Autre(s)pARTs depuis 2002 et participe à l’ensemble des actions et réunions organisées par le réseau.

Les Cabarets du jeudi

VisuelTous les jeudis soirs jusqu'au 19 juin 2008, à partir de 19h.

Univers décalés, soirées festives, iconoclastes et légères où musique et poésie sont les ingrédients principaux. Gare au Théâtre vous accueille dès 19h pour un repas spectacle !

A déguster à petits coups de cuillères gourmandes...

Nos cabarets, comme le bon vin, se bonifient avec le temps… Jusqu’au 16 juin, un nouveau cru programmatique, corsé, moelleux et fruité qui vous emmène des terres celtiques aux confins de l’Orient… Comme toujours, Gare au Théâtre vous accueille à partir de 19h dans son espace Cabaret. L’occasion aussi de venir titiller vos papilles et de goûter à nos diners-spectacles : des recettes maisons qui vous feront croiser des saveurs originales !

Entrée concert + repas : 20 euros

Les petites comédies de l'eau
L'Ebre (Espagne)

Visuelles 16 et 17 mai à Gare au Théâtre à 20h30 et les 24 et 25 mai à l’Escale de Joinville du Festival de l’Oh

Des petites comédies douces et amères, à consommer sans modération !

À l’origine du projet : une commande de texte faites à des auteurs espagnols, des textes courts, incisifs et drôles.
Au final : des petites pièces courtes (10 minutes maximum) avec pour toile de fond les problématiques liées à la gestion de l’eau.
Après l’Algérie, l’Amazone, le Maghreb et le Saint Laurent au Québec, la compagnie de la Gare poursuit sont voyage le long des fleuves du monde. Cette année l’Espagne et l’Ebre sont à l’honneur, alors venez vite découvrir l’histoire d’une nymphe sortie des eaux, d’une laitue asséchée par un terrain de golfe ou comment Noé réclama à Dieu un nouveau Déluge !

Mise en scène : Mustapha Aouar
Auteurs : Angles Aymar, Manuel Molins, Fransisco Leonarte et Jaime Pujol
Comédiens : Vladislav Galard, Fernanda Do campo, Amaya Lainez et Victor Costa
Co-production : Festival de l’Oh – Conseil Général du 94

Remerciement : Irène Sadowska

Les textes seront publiés aux Editions de la Gare et disponibles lors de toutes les représentations.
Textes

Angels Aymar

« Chevelure d’eau » : Un homme et une jeune fille accoudés à la rambarde d’une péniche naviguant le long de l’Ebre. Entre passé et présent, ils entament un dialogue étrange et mystérieux où le surnaturel fait son apparition.

« D’eaux à dos » : Un couple en crise dans le Delta de l’Ebre. Elle aime la ville, le bruit, l’agitation. Il lui parle d’oiseaux migrateurs, du fleuve ancestral et rêve en secret à une mystérieuse nymphe sortie des eaux.

Traduction de Adeline Flaun

Manuel Molins

« Noé » : Noé, rescapé du déluge, invoque Dieu et lui demande de faire venir la pluie. Ce dernier lui explique un peu gêné que ce n’est malheureusement pas en son pouvoir : ils sont sur une propriété privée…

« Appuyer sur la touche 13 » : Un Orang-outan, médecin de son état, appelle d’une cabine téléphonique, la hot line divine : il veut parler à Dieu, ses patients meurent de soif. C’est sans compter le pointillisme bureaucratique de l’angélique standardiste.

Traduction de André Delmas

Francisco Leonarte

« De utilitatis aquae » : A et B sont sur une chaise. A a de l’eau, B non. A boit, se lave, joue. B a soif...

« Laitue » : A, B et un verre d’eau. Tous deux en ont besoin. Qui l’emportera ? La truite ou la laitue ? Le parcours de golf ou la centrale nucléaire ?

Jaime Pujol

« Plongée » : Ou comment un magicien cherche à disparaître dans un verre remplie d’eau de l’Ebre avec une jeune femme qu’il a connue sans pour autant s’en souvenir…

« La décompression de l’incompréhension » : deux hommes marchent sur une route. L’un porte des bidons d’eau, l’autre est dans l’eau… Littéralement dedans malgré son apparente situation terrestre. Il y développe une inquiétante addiction.


Plus d'information sur le site du festival de l'Oh


L'incroyable histoire d'Alice [Théâtre jeune public]

VisuelLe 17 mai à 15h

Conte musical pour enfants de 4 à 11 ans

Alice est une petite fille adoptée. Elle est née dans un pays chaud où le soleil a doré sa peau. Sa maman, elle, vient d'un pays froid et sa peau est blanche comme le lait. Un jour, les amis de la petite fille s'étonnent : "ta maman, c'est ta vraie maman? ". Alice ne sait pas quoi répondre, elle cherche, elle demande autour d'elle mais ne trouve pas. Les yeux rouges, elle s'enfuit.
Pour la consoler, un lapin blanc lui offre une de ses baies prodigieuse, une mûre qui permet d'accéder à la vérité. En l'avalant, Alice s'endort profondément pour se réveiller dans un monde fantastique où chacune de ses rencontres la conduit progressivement à accepter, à comprendre et à aimer sa situation extraordinaire de petite fille adoptée.


Notes d'intention : J’ai écrit L’Incroyable histoire d’Alice pour parler de l’adoption aux enfants. A travers une fiction, un imaginaire fantastique et des personnages déjantés, je donne une conception simple de cette démarche, en insistant bien sur la notion de famille.
Il me semblait important de traiter de ce thème, à la fois pour les enfants adoptés et pour leurs camarades. Les premiers ne savent pas toujours comment expliquer leur situation, et les seconds ignorent souvent ce que veut réellement dire le mot « adoption ». «Ta maman t’es sûre que c’est ta vraie maman ?» demandent les amies d’Alice en voyant que sa mère a « les cheveux blonds et la peau blanche comme du lait » tandis qu’Alice, elle, est « toute bronzée, même l’hiver ». La petite fille ne sait évidemment pas quoi répondre, et puis, qu’est-ce ça veut dire une « vraie maman ? ».
Au cours de l’incroyable voyage qu’elle entreprend, elle découvre en même temps que les spectateurs qu’il existe plusieurs façons de former de « vraies familles ».
Pour ce spectacle, j’ai choisi la forme du conte musical: je suis seule en scène et j’incarne les huit rôles de la pièce. J’use de quelques accessoires pour caractériser les personnages et d’un fond de scène comme décor sur lequel figurent des motifs qui font écho à l’histoire. Des musiques et des atmosphères sonores rythment le conte et donnent du relief au récit.

Le bocal de Printemps

VisuelDu 21 au 24 Mai 2008. Le 24 mai à 19h : soirée de clôture - Entré Libre

Cette année, le Bocal se tourne à l’Est : un petit programme détonnant et vivifiant concocté en partenariat avec la maison d’Europe et d’Orient !

Le Bocal quézaco ?
Quatre jours pour écrire, traduire, mettre en espace, jouer, en parler avec des écrivains d’horizons différents. Le Bocal c’est d’abord l’affaire des auteurs, disons de ceux qui écrivent, de ceux par qui le théâtre vient et ceux par qui le théâtre reste. Mais aussi des metteurs en scènes, des comédiens, des traducteurs, tous essorées par la même agitation et obnubilés par une seule nécessité : produire du théâtre ici et là-bas. Des artistes d’une même communauté invisible, des artistes qui ne se voient pas et ne se sont peut-être jamais vus mais qui se découvrent à travers ces mêmes mots écrits pour eux et dit aussi par les autres.
Le « Bocal Agité » c’est aussi deux publics convoqués sur les mêmes propositions et qui se retrouveront peut-être à travers la publication.
Les textes sont publiés à l’issue de la rencontre bocaliste par Les éditions de la Gare.
Agitatrice et chroniqueuse : Sonia Ristic (Paris/ France)

Auteurs :
Dejan Dukovski (Skopje/ République de Macédoine)
Zanina Mircevska (Ljubljana/ Slovénie)
Lasha Boughadzé (Tbilissi/ Géorgie)
Pavel Rassolka (Minsk/ Biélorussie)
Gilles Grenouillet (Saint-Etienne/ France)
François Chaffin (Paris/ France)

Metteurs en scène et chorégraphes :
Ilir Dragovoja (Shkodra/ Albanie)
Barzou Abdourazaqov (Douchambé/ Tadjikistan)
Dominique Dolmieu (Paris/ France)
Laurence Levasseur (Paris/ France)
Boris Gafurov (Tachkent/ Ouzbékistan)
Kazem Shahryari

Gilles Andrieux - Yasemi

VisuelLe 22 mai à partir de 19h (concert à 20h)

Ce groupe au long cours nous invite à une traversée musicale allant de la mer Egée jusqu’à la mer Noire. Des chants envoûtants placés sur des accords d’instruments traditionnels aux notes légères qui nous plongent au cœur de paysages que notre esprit se plaît à imaginer : le climat chaud du bassin méditerranéen, les couleurs délicates, les senteurs orientales et les vues imprenables de la mer bordant les côtes : tout cela vous paraît lointain ? Pourtant, tout est à votre portée, en un seul concert. Un petit bijou musical à découvrir .

Du IXéme siècle à ce jour, de Chiraz à Paris...
L’Amour, le vin, la vie ! Gilles Andrieux a découvert à l'âge de 17 ans la poésie des grands classiques de l'Orient (Hafez, Yunus Emre, Abu-Nuwas ...) grâce à la musique qu'il entend pour la première fois au cours d'un voyage en Anatolie.
C'est à Istanbul qu'il découvre le Saz, l'instrument de prédilection des "Açiks"(littéralement amoureux), bardes qui chantent les textes des anciens ainsi que leurs propres compositions.
De retour à Paris, un Saz sur l'épaule, il rencontre de grands musiciens de Turquie qui lui apprendront les rudiments de la musique populaire d'Anatolie, ainsi que Kudsi Ergüner et Nezih Üzel, qui l'initieront aux mélodies et rythmes soufis d'Istanbul. Gilles Andrieux chante alors quelques poèmes de Yunus Emre en français traduits par Guzine Dino.
C'est le début d'une démarche singulière... qui l'amènera à découvrir les poèmes de Hafez, traduits par Pierre Seghers, Abu-Nuwas traduits par Vincent Monteil mais aussi les chansons de Ronsard ou de Verlaine. Avec les cordes de son Saz, Il les met en musique et dans l'esprit des "Açik" compose aussi quelques textes.
Aujourd'hui, avec le groupe Yasemi, il nous prouve que même si les langues diffèrent, la musique a ce pouvoir exceptionnel de rassembler les peuples. Celle de Yamesi pioche en survolant la Grèce et la Turquie. L’impression d’un voyage par le dessus...

Hacer Toruk : chant
Xanthoula Dakovanou : chant
Spyros Halaris : kanun
Yannis Vlachos : luth
Gilles Andrieux : saz, lyra grecque
Antoine Morineau : percussions